Intervention de Damien ABAD suite aux résultats du référendum en Irlande (07.10.2009)
Seul le prononcé fait foi.
« Monsieur le Président, chers collègues, le peuple irlandais a clairement fait le choix de se placer au cœur de l’Europe en approuvant le traité de Lisbonne à une très large majorité. En tant que benjamin des eurodéputés français, je me félicite de ce choix qui nous permet enfin de nous occuper des préoccupations concrètes de nos citoyens.
Je voudrais quand même faire deux remarques. La première, c’est que personne ne doit négliger le fait que c’est la crise qui a rendu en grande partie les Irlandais europhiles. Et ce oui irlandais traduit donc un vrai besoin d’Europe, d’une Europe politique, qui protège et qui propose, le besoin d’une Europe qui soit capable de répondre aux crises et qui assure à ses citoyens la sécurité qu’ils demandent.
En second lieu, l’échec du premier référendum en Irlande doit nous servir d’exemple et de leçon. Nous ne pouvons pas, à chaque fois que nous voulons faire avancer l’Europe, nous retrouver à la merci de procédures inadaptées dans une Europe à 27. Mes chers collègues, avec le système actuel, un État membre a finalement parfois davantage intérêt à dire non à un traité plutôt que de dire oui. Cette prime au non doit nous inciter à mettre en place une véritable procédure au niveau communautaire de manière à éviter une nationalisation des débats.
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Aujourd’hui, la dynamique européenne est à nouveau en marche et nous, parlementaires européens, nous aurons enfin la main sur des dossiers aussi sensibles que la crise du secteur laitier ou encore la crise gazière de l’hiver dernier. Et permettez-moi juste un instant d’attirer l’attention de mes collègues et amis parlementaires sur ce qui sera le seul enjeu du budget communautaire 2010, à savoir le financement de la seconde tranche du plan de relance européen à hauteur de deux milliards d’euros. Je suis de ceux qui pensent que nous devons veiller à ce que ce plan ne soit pas exclusivement financé à travers les crédits agricoles, car ce serait un mauvais signal adressé à nos agriculteurs dans un contexte de crise et cela constituerait un risque également pour l’avenir de notre sécurité alimentaire et de nos territoires. |
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Pour terminer, je tiens à remercier une fois encore nos amis irlandais et à leur adresser mes plus vives et chaleureuses félicitations pour ce choix clairement européen. J’appelle désormais nos amis polonais et tchèques à se mobiliser afin que l’Europe dispose de cette boîte à outils qui lui permettra de relever les défis de la mondialisation dans les prochaines décennies. ».























